Comment Facebook veut contrer Twitter sur le front de l’info en temps réel

Alors que Twitter vient d’assouplir son système de messagerie privée, la concurrence est à peine masquée entre les deux réseaux sociaux. En effet, Facebook pourrait à son tour devenir un agrégateur efficace de contenus médiatiques, sans avoir recours aux hashtags. Il s’agirait d’une innovation radicale dans la mesure où il n’existe encore aucun moyen de recevoir des notifications push via une seule application globale.

Briser le cloisonnement de l’information

Pour l’instant, les utilisateurs qui souhaitent suivre plusieurs fils d’information à la fois doivent posséder l’application qui correspond à chaque média. Outre le grignotage de la mémoire des smartphones, cette organisation est loin d’être pratique sur un écran de téléphone portable. Avec une stratégie axée sur le mobile, Facebook entend donc fluidifier la navigation entre les sites d’information.

Si les détails de la futur application ne sont pas totalement connus, Facebook a déjà expliqué que les alertes push ne dépasseraient pas les 100 caractères et qu’elles contiendraient des liens vers les site Internet des médias. Les notifications seront réalisées en fonction de critères sélectionnés au préalable par l’utilisateur, selon les catégories d’actualités qu’il souhaite suivre.

Ce dispositif pourrait ainsi drainer un nouveau flux d’internautes vers les éditeurs en ligne, dont les ressources dépendent essentiellement de la publicité, et donc, du clic. Avec 1,3 milliard d’utilisateurs mensuels sur mobile, la perspective apparaît alléchante pour les sites d’information.

Différencier le divertissement de l’actualité

Facebook, qui a d’ores et déjà prouvé son efficacité dans la diffusion massive de contenus viraux, veut désormais proposer de l’information sérieuse, autrement dit, du « contenu à valeur ajoutée ». En mai 2015, le réseau social a d’ailleurs inauguré « Instant Article », une option pour lire directement des articles de certains médias, tout en restant sur Facebook.

A cette occasion, le réseau social a noué des partenariats avec plusieurs éditeurs dont BuzzFeed, le New York Times, le Guardian, Bild ou encore National Geographic. Et pour compenser la perte de clics, donc d’audience, de ces sites, Facebook s’est engagé à leur reverser une part de ses revenus générés par la publicité.

La rentabilité du mobile

Avec un chiffre d’affaires à 4,04 milliards de dollars au 2e trimestre, l’entreprise affiche des résultats en hausse, notamment grâce à ses performances sur téléphone portable, via une publicité hyper-ciblée.

« Le mobile reste le moteur clé de notre croissance » rappelait David Wehner, le directeur financier de Facebook, dans une interview au Wall Street Journal.

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